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Il aura fallu faire des listes, des sacs, prévoir l'imprévisible et se laisser porter.

Il aura fallu vérifier soixante dix sept fois sept fois qu'on a bien ses billets parce qu'on est presque blonde ou on l'est pas.

Il aura fallu profiter du trajet, se laisser bercer et jouer un peu aussi.

Il aura fallu espérer ce moment et savourer chaque seconde. Les retrouvailles enfin! Un an plus tard il y avait des choses à dire, à partager!

Il fallait prendre en plein coeur, la chaleur étouffante de Toulouse, se réadapter pour la 3ème fois.

Il fallait ouvrir les yeux, le coeur, "lapapoter", admirer la "villeuu rôseuh".

Il fallait reprendre ses habitudes et grimper au RDV.

Il fallait ouvrir ses oreilles, voir que rien n'a changé et l'entendre jouer de la clarinette; Le ciel ouvre une porte!

Il fallait se sentir accueillie par cette offrande anodine en écho à l'an dernier comme un "bienvenu à la maison", cadeau précieux à ceci près que tu es diacre maintenant.

Il fallait dire "au revoir" à un frère, "bienvenu" à l'autre et assumer pleinement une fadyction connue (semble t'il) de toute la communauté. Viens ici mon lapin que je me fasse un petit civet pour la peine !!!!

Il fallait dire bonjour à tout le monde, mettre des noms sur les têtes connues, prendre des nouvelles et se mettre au langage des signes.

Il fallait retrouver ses amis animeaux lapin, chien...

Il a fallu remettre sa boussole intérieur en marche et retrouver seule le chemin qui mène au repos, braver les obstacles avec le poid "de la vie" sur le dos, arrivée suffoquant, rouge et fière de l'avoir fait!

Il a fallu réapprendre à se mettre au rythme du pas de leurs quotidiens.

Il a fallu apprécier la balade en haut du mont où l'an dernier ma boussole s'est égarée.

Il a fallu se confier, discuter à bâton rompu au gré des pas, se réjouir de pouvoir "poser" son fardeau.

Il a fallu réapprendre à se taire, apprécier ce silence comme un cadeau. Savoir que l'on se comprend même dans le silence.

Il a fallu réinstaller son "terrier", faire le point, rendre service et toujours gratuitement. Donner juste pour le plaisir en réponse à cette confiance magnifique.

Il a fallu revivre l'incroyable "lucernaire" et finir inondée dans les bras de la Ste Famille.

Il a fallu pédaler, louer, encore et toujours.

Il a fallu céder à ses yeux de "cockers" sous la pluie, rentrer le linge en urgence, l'entendre ronfler et finalement s'endormir bercée par son "ronron" protecteur.

Il a fallu se lancer sur un chantier (encore un!) dans la joie, les chants et parfois une "pointe" de bobo et pleins de poussières, d'eau de couleur douteuse, de mites ...

Il a fallu partager un repas,une culture, un peu de piment dans la vie.

Il a fallu LE porter au jour de "l'amour", il a fallu échanger cette seconde précieuse au pied de l'autel, tant de joie, tant d'amour OFFERT dans le pain!

Il fallait te porter au coeur de la prière pour t'accompagner, comme après un RDV pour l'an prochain. ANGOULEME !!!!!

Il a fallu mettre ses "angoisses" de lectrices dans sa poches, se faire mettre au pied du mur, lire et apprécier le "changement" s'entendre dire l'air de rien "bin voilà comme ça t'a donné ton moment à Dieu"

Il a fallu poncer le parquet, respirer la poussière mais poncer avec acharnement parce que c'est chouette de rendre service!

Il a fallu "popoter" dans la joie et dans la cuisine.

Il a fallu comparer, discuter, mettre mon regard à l'ombre du tien pour t'aider dans ces choix.

Il a fallu prendre le vélo par 35° à l'ombre pour acheter du matos pour le reste des travaux, suer, souffler, ouvrir les yeux et arriver dégoulinant mais heureux.

Il a fallu recevoir cette médaille (encore elle), l'aimer dans tout ce que le geste implique de joie, de cadeau...

Il a fallu se retrouver au pied de ce bâtiment, au milieu des fraises des bois comme la toute première fois.

Il a fallu voir la beauté et la grandeur de l'amitié, de la confiance, du partage. Se tenir là, aimer ENSEMBLE!

Il a fallu partager les derniers moments, recevoir les "merci" cette reconaissance gratuite, arpenter ce quai de gare le coeur serré mais la joie de savoir que tout ne fait que continuer. Prendre la route vers un ailleurs...

Les habitudes sont revenues, les moustiques aussi petit à petit, l'air de rien mais comme le vélo même sans pratiquer ça reviens toujours. Les repères doucement et patiement acquis se reprennent naturellement comme une évidence. Pas de doutes possibles:

Je suis chez moi ICI!!!!!

et pour ceux que ça intéressent les photos sont ici